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L'ensemble des écrits du Kojiki sont consultables sur Japonline. Ils laissent aussi toute latitude au lecteur pour y trouver les interprétations qui ne manqueront pas de faire débattre. En effet, les kanji et hiragana peuvent avoir des interprétations différentes en fonction du contexte. Ce qui fait que la traduction des textes n'est pas aisée et oblige à chercher leurs sens pour une autre perception y compris dans et pour la pratique de l'Aïkido. D'autres sites permettent une recherche en ce sens. Cela étant, si les conceptions occidentales sont un peu bousculées y compris dans leurs rapports à la religion, les messages de paix, d'harmonie universelle et d'actes pour y parvenir sont obligatoirement des moyens pour une véritable recherche de soi dans un tout. O-Sensei fait souvent référence au Kojiki. Il utilise souvent le mot Shintaï, c'est le réceptacle qui permet de recevoir la divinité. Quel rapport entre tout cela ? Le kojiki renvoie au kagura qui renvoie au kojiki et inversement, ce sont deux références dans les écrits du fondateur de l'Aïkido. |
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Le Kojiki saura guider celui qui veut comprendre l'âme du peuple nippon. Ces récits, fondements du shintoïsme, sont complètement assimilés par les Japonais à des degrés divers. En les lisant, on peut ensuite beaucoup mieux appréhender l'étude du shintô et comprendre de nombreuses coutumes, traditions, politesses et formes de respect. On peut ainsi comprendre l'importance qu'occupe l'Empereur du Japon et pourquoi les Japonais suivent avec toujours autant d'attention ses moindres faits et gestes. La renonciation à la filiation divine de l'Empereur signée lors de l'adoption de la Constitution du Japon en 1946 ne vaut que pour les 'étrangers': les Japonais continuent de croire en la divine origine de l'Empereur. En 1952, alors que le Japon est de nouveau libre, l'Empereur Hirohito se rend à Ise pour laver l'affront de 1946. On sait aussi ensuite pourquoi le pèlerinage au temple d' Ise est si prisé. On connaît l'histoire et l'origine des trois objets sacrés du shintô: Kusanagi noTsurugi (l'épée "qui fauche l'herbe"), Yaata no Okagami (le miroir) et Yasaka no Magatama (les joyaux). Le miroir se trouve à Ise et seul l'Empereur a le droit de le voir. |
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Kagura désigne les danses et musiques du culte Shintô ou "kami-nagara no michi", qui signifie "la voie des kamis", soit la voie de ceux d'en haut ou êtres supérieurs. Ce sont des forces de la nature divinisées. Les kanji calligraphiés sont :
Gérard Blaize Senseï traduit kagura maï par « La danse du temple ». Les divinités japonaises (kami) sont à l'image de l'homme, avec leurs qualités et leurs défauts. Dès l'origine, elles apparaissent comme des entités dont la nature est antagoniste : les premières préservent l'équilibre de la nature, tandis que les secondes apportent les calamités, les maladies, les malheurs. Les kamis possèdent deux âmes, l'âme rude ou violente : aram-mi-tama, et l'âme douce: nigi-mi-tama. Les spectacles de kagura sont joués à l'occasion des matsuri ou des rites saisonniers. Ils mettent en scène des mythes ou des événements historiques. Chaque sanctuaire, local ou national, a son propre kagura. Leur nombre reste difficile à évaluer. Les kagura sont des danses extatiques, les danseurs sont en extases et effectuent une gestuelle, une danse. Le pratiquant faisait les gestes qui lui venaient, des gestes spontanés. Par la suite, l'aspect extatique a disparu et les kagura sont devenus des mimes de l'état l'extase. C’est dans cette faculté que le corps humain peut recevoir le corps céleste, d'être saisi par les influences célestes, par un dieu. Le premier kagura renvoie à un paragraphe de la mythologie Shintô, le mythe de la caverne, décrit dans le kojiki (début du VIIIème siècle). Selon O-Sensei, c'est par cela que se créent les techniques de l'Aïkido, associées au kagura. Il disait : « Si je tenais un sabre, il pourrait enseigner librement au gens de cette voie. Je me demandais avec émerveillement comment il se faisait qu'une telle force put apparaître et que les actes puissent jaillir ainsi. » O-Sensei généralisait la notion de techniques d'Aïkido aux actes les plus courants. Différents kaguraLes kagura impériaux ou mi-kagura, datés du IXème siècle, sans doute initiés par le kagura offert au dieu de la guerre et du bien être, "Hachiman", dénommé aussi "dieu des huit bannières" Yawata, et divinité tutélaire de la famille Minamoto (Genji). Les danses édulcorées des servantes de temples, dite miko-kagura ou miko-mai, les danses rustiques ou agraires, appelées sato kagura ou ta-mai ou encore les spectacles influencés par les nô du XIVème et du XVème siècle sont représentatifs du kagura. Les kagura « rustiques » ou sato-kagura, consistent en imitations mono mane, de travaux agraires ayant un but propitiatoire tels que les semailles, tanemaki. Danses rituelles, elles sont classées parmi les danses de tradition immémoriale. "Tout vient du ciel dans le sens du vide, du néant." La notion de maternité du ciel, ameno ubuya, est forte. Peut-on dire : Tout est en son contraire, percevons la voie de l'harmonie ? Qu'en pensez-vous? Là encore, nous n'avons pas fini de chercher le sens profond offert par O-Sensei. |
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Comme la plupart des maîtres japonais, O-Sensei Morihei Ueshiba utilisait des doka, « chants de la Voie », pour présenter son enseignement. Les doka sont des poèmes organisés selon le schéma japonais traditionnel des vers, waka, à 5-7-5-7-7 pieds. Maître Ueshiba prévenait que « ceux qui pratiquent l’Aïkido ne doivent jamais oublier que l’enseignement doit passer par leur propre corps. Gardez constamment à l’esprit l’acte divin de la création, du commencement à la fin, et laissez-vous éternellement conduire par l’enseignement des dieux. Faites de l’univers entier votre dojo. Là réside le sens profond du Budo ». |
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Voilà quelques citations qui me font encore beaucoup réfléchir. Mais il est toujours difficile d’avoir des traductions justes. Bien souvent, celles-ci nous obligent à faire référence à l’image, à l’idée, au contexte dans lequel a été produit l’écrit de O-Sensei. Les traditions japonaises et à plus forte raison les écrits du fondateur, l’Aïkido nous obligent à une recherche permanente qui doit nous conduire dans nos actes quotidiens. |
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