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Pour se familiariser avec la calligraphie japonaise, l'apprentissage des techniques passent par différents points visant à exécuter proprement, simultanément, avec des modèles les lignes des kanâ seuls puis enchaînés, une poignée de traits et de points, les enchaîner dans le bon ordre pour que les kanji (pictogrammes, idéogrammes et combinaisons sémantiques) tiennent debout. La calligraphie japonaise est l'architecture du verbe. On peut dire qu'il s'agit de tracer avec aisance les deux types de caractères puis prendre des libertés pour apporter style et dynamisme pour viser cursif : arriver avec les grands kanji (DAIJI-SHO) à un art plastique pur. Le style cursif est l'achèvement qui autorise la pulsion gestuelle, la voie de l'expression de soi, la personnification extrême du trait. La pratique passe par une étude, étape par étape, de l'utilisation des outils, des rapports entre le débit de l'encre (dynamique du pinceau) et l'absorption du papier. On constatera alors que la calligraphie japonaise s'est donnée une culture graphique propre que l'apprenant saura reconnaître. Dans le style dit régulier (KAÏSHO), on est loin de la sobriété contenue, de l'austérité des tracés de la langue chinoise qui est une langue carrée ; les kanji présentent des caractéristiques originales : contrastes accentués ; pointes plus tranchantes ; modulations plus spectaculaires dans le rythme graphique avec alternance de kanji et de kanâ. Les modifications esthétiques apportées aux caractères chinois correspondent à la teinture WAYO (japonification) La principale différence réside sans doute dans la dénomination de la calligraphie qui, en Chine, se dit SHUFA (lois de l'écriture), au Japon SHODO (voie de l'écriture). |
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Une pédagogie par objectif, personnalisée, conduira chaque participant vers la maîtrise du trait dans une progression constante. Mais les techniques de maniement du pinceau ne suffisent pas pour écrire comme vole un oiseau on comme un lièvre qui bondit. Il faut comprendre les règles de posture et les appliquer. Tracer c'est produire un déversement d'énergie qui s'évacue dans un grand souffle vers l'extérieur du corps. La calligraphie japonaise est une activité où le corps est totalement impliqué. L'énergie devant être canalisée vers la pointe du pinceau. L'apprentissage passe par l'aménagement de l'espace et des outils et par un maintien particulier du corps : position stable du corps ; gestes rythmés, contenus, sans hâte qui procurent un apaisement du corps et de l'esprit, une régulation du souffle et du flux sanguin, les tensions fondent, le travail musculaire se réduit au minimum ; une totale décontraction ; le regard et l'esprit se fondent dans le HISSHOKU. La maîtrise du tracé détermine la beauté et la lisibilité du caractère fini. Futurs maîtres de calligraphie, ne passez à côté de nos conseils essentiels pour effectuer des traits parfaits. |
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L'aspect d'un caractère résulte de l'enchaînement des traits, tracés dans un ordre déterminé. Il ne s'agit pas d'esthétique mais de lisibilité, de clarté : un caractère correctement écrit est reconnaissable au premier coup d'oeil et ne se confond avec nul autre. Une faute dans l'ordre des traits est ainsi qualifiée de "faute d'orthographe". Principes généraux de l'ordre des traitsVoici les conseils de base afin de respecter le bon ordre des traits :
La calligraphie japonaise est plus qu'un art graphique, c'est un art de la sérénité liée à une philosophie universelle. C'est aussi un art qui fabrique les Hommes. |
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